La vie de car

Tandis que nous arrivons devant le musée de Charlevoix (musée d’histoire et d’art populaire situé à La Malbaie), l’équipe “Radio-Melopée”, à son heure de gloire de grande écoute, dévoile l’horoscope et ambiance ses auditeurs en suspens de quizz, nouvelles locales et actualités politiques de la plus haute importance !

La visite du musée inspira d’ailleurs le design du futur uniforme de tournée, à l’unanimité:

Nous remercions vivement Alicia pour la suggestion !

Article du mardi 24/10: les chutes de Montmorency, par Daria et Laure

(petite rectification: la chute fait 83 mètres, plutôt que 38 😉)

“Reculez, les filles! Encore…. Encore … Encore un peu… Plus loin…. ” 😉

Point météo

Nous n’avons pas encore débriefé sur la température (information incontournable), et il est pourtant une chaleur particulière qu’il serait utile de vous partager:

Depuis le stand “cd, badges, todybags et programmes”, nous recueillons, pour la deuxième soirée consécutive, de vrais tranches d’émotion auprès d’un public touché, séduit .

Il ne s’agit pas simplement de félicitations de politesse, mais d’une véritable nuée admiration que nous percevons après les concerts.

Larmes versées, enthousiasme à suivre et parler de la tournée, engouement pour les albums Mélopée, les sourires heureux et témoignages conquis du public canadien envoient du beaume au coeur !

Un vent d’élévation doux et chaud, vivifiant, souffle fort, dans l’embrasure des portes qui s’ouvrent après les concerts…

En route pour l’étape 2 : Québec !

C’est avec un léger pincement au cœur que nous entamons le premier (sur 8 à venir!) rituel chorégraphique des cadeaux de remerciement aux familles et à l’équipe encadrante, à l’accueil tout en finesse et générosité…avant les 3h de car qui nous séparent des chutes de Montmorency et de la suite du programme, dense et réjouissant. La tournée est lancée !

En attendant, spécialement pour vous ce soir: ragot blog “anecdotes en famille d’accueil: la magie de la diversité culturelle!”

  • La maman d’accueil de Christelle lui demande: tu as bien mis ton “coton ouaté” ? … Traduction canadienne de sweat-shirt! Et oui, ils veulent à tout prix éviter de mêler l’anglais au français. Autre exemple: les panneaux “stop” sont ici des “arrêt” (à prononcer “arrête”)
  • Loreleï: “On se fait la bise ?” Réponse de la choriste accueillante: “bah non”… Fou rire! Premier contact surprenant et discussion sur la fréquence des bisous chez les belges, plus élevée que chez les canadiens. 
  • Irène, dans une famille avec Manon V., monte dans leur chambre en cette première soirée, et s’écroule sur le lit de Manon où, sans en avoir aucun souvenir le lendemain, elle s’endort profondément. Vers 1h du matin (heure Canada… C est à dire 7h belge), elle se réveille, naturellement, et enfile son pyjama, réveillant Manon qui s’étonne: “mais qu’est-ce que tu fais?” Irène: “et bien je mets mon pyjama”. Manon: “ok, c’est tout à fait normal…”
  • Le soir tombant, Daria et Wan Hao se lancent dans une épique bataille de coussins avec Leïla et Maria, 12 et 6 ans, sur leurs matelas gonflables rebondissant. Une fois domptée leur peur et apprivoisé le petit chien d’accueil, elles profitent avec leur famille d’une soirée films et pizzas faites maison. Wan Hao, surprise par la fatigue, finit par s’endormir par terre, sans s’en rendre compte… 
  • Margaux et Estelle ont eu le privilège de participer à la traditionnelle coutume Halloween du “vidage de citrouille”, cuisson des graines au four, légèrement couvertes d’huile d’olive et de sel… empotées en tupperware le lendemain et dégustées durant le pique-nique, qu’elles vous font goûter depuis la photo ci-jointe.

Chercheuses d’or…

La lumière dorée d’octobre élève habilement notre sens de l’émerveillement vers le Pays-d’en-Haut, autour de Saint-Sauveur et ses squelettes d’Halloween géants, apothéose des premières photos de groupe, presque toujours au naturel.  Dans ce village typique traditionnel aux accents d’autrefois, Manoël affine avec précision notre culture canadienne tandis que nous découvrons la chaleur humaine bienveillante des passants.

“L’accueil, c’est pas le même délire qu’en Flandre” (Letizia)

Quelques kilomètres plus loin, les feuilles d’érables rouges, orangées et jaunes du parc régional de la Rivière-du-Nord enflamment les poches des collectionneuses et l’enthousiasme des mélopéparazzis, en pleine captation des mouvements lumineux des chutes d’eau, des longues queues d’écureuils en soie noire et des chasseurs de choristes bruxelloises improbables.

Élodie témoigne: “on s’est fait courser par un dindon”

Revitalisés en art et énergie (d’après la poésie amusante des signalisations forestières canadiennes), nous nous retrouvons en début de soirée pour une grande tablée festive avec les “Petits chanteurs de Laval” et les “Voix boréales”.

Ce grand et beau monde de choeurs partage ensuite la scène de la chapelle de l’école Mont-de-la-Salle lors d’un splendide double concert, rythmé de cris d’applaudissements et de standing ovations!

Répétition au centre de création artistique de Laval

En réponse au décalage horaire, la journée commence par une répétition qui permet de réajuster quelques commas de fins de phrases tombant légèrement sous la fatigue.

Romain: “C’est quoi, un comma”?

Apolline : “Un coma… c’est quand on dort très longtemps”

Cette mise en voix à la conquête du nouveau fuseau horaire fut une belle occasion d’apprendre qu’en musique, un comma est un tout petit intervalle, inférieur au demi-ton ….

C’est le coeur réchauffé par ces premières notes internationales que nous montons dans le car qui nous emmène découvrir les Laurentides, sur fond de récits variés sur les soirées vécues en famille d’accueil.

Notre journée de 30h

Entre l’excitation aventurière et la fatigue calme d’une route très matinale, nous traversons une première frontière autoroutière dans l’obscurité automnale.

Le premier chant entonné résonne, réveillant le soleil:

Joyeux anniversaire Barbara!

(qui fêtera son plus long jour d’anniversaire…)

Arrivée sans encombres à l’aéroport de Paris Charles de Gaulle, la ronde Mélopée des sweats shirt rouges aux 44 x 23 kilos de valises à roulettes s’achemine vers le terminal 3, et entame le périlleux labyrinthe des bornes, scans de passeports, passages de police, sécurité, déterrage sportif de documents enfuis et autres danses folkloriques des multiples files d’attentes inhérentes aux grands départs. 

Après avoir gravi ce premier cap d’endurance avec le sourire et honoré comme il se doit l’espace de jeu d’aéroport en guise de récompense, s’ouvre aux choristes les ailes de la porte 7, celles qui les emmèneront durant presque 8 heures vers l’infini et l’au delà du ciel, de l’océan, du repos, de la découverte du cinéma de siège d’avion et du décalage horaire: décollage à 12h30, arrivée à 14h; les ailes qui remontent le temps!

Bien arrivés à Montréal, actuellement nous nous dirigeons vers Laval pour rencontrer les familles d’accueil.

A plus tard pour la suite des aventures !

Décollage imminent !

À dans quelques heures…